Ma vie, mes emmerdes : l’impasse d’une étudiante en droit, intelligence émotionnelle, empathie et santé mentale…

Info : Par « intelligence émotionnelle », je ne prétends pas être intelligente, je dis juste que mes capacités passent par les émotions. Mes émotions et celles des autres. Capacités que parfois je maitrise pour les autres grâce à mon empathie mais que je ne maîtrise pas vraiment quand il s’agit de moi… « Trop plein d’émotions », éponge à émotions.

« Prologue »

Cela fait des mois que je pense à réécrire, des mois que l’envie me prend et disparait mais… mettre sur papier ce que je ressens et parfois même le partager est le meilleur des remèdes, l’unique chose qui me fait sentir mieux pour longtemps et c’est donc pour toutes ces raisons que je me consacre à nouveau à l’écriture.

J’aime écrire, j’aime vous lire, j’aime échanger des avis, discuter, vous comprendre et parfois même réussir à me comprendre par la suite. J’aime le partage.

Si je m’apprête à vous raconter ma vie, ce n’est pas pour faire l’égocentrique. Loin de là. J’essaie tout simplement de partager mes expériences, mes sentiments pour me comprendre et vous faire part de ce que j’ai déjà appris par la suite de ces derniers évènements. Il m’en aura fallu du temps d’ailleurs pour venir partager tout ça. Non pas que l’envie me manquait. Loin de là encore une fois. Ce qui me manquait, c’était juste du recul. Je n’étais pas encore prête et je n’avais pas assez réfléchi, pensé.

D’ailleurs, si au moment où j’écris ces lignes, je viens d’annoncer mon retrait temporaire des réseaux sociaux c’est justement pour prendre le temps de me consacrer à cet article qui je l’espère sera l’un des meilleurs. Non pas l’un des meilleurs par son style car, je ne suis PERSONNE, mais simplement un des meilleurs de par sa consistance. J’espère que je travaillerai assez ces quelques pages pour vous faire ressentir au mieux ce que je pense.

Au mois de juin, alors que tout était bien frais dans ma tête, j’avais justement commencé un article sur la psychologie et la santé mentale aujourd’hui. Non pas que je me prenne pour une professionnelle en la matière. Je voulais de manière simple mettre des mots sur ce qui me passait par la tête. J’avais par la suite abandonné cet article et je vous avoue que je ne me souviens pas vraiment pourquoi… C’est en retombant dessus et après une journée assez éprouvante émotionnellement parlant que je me suis dit « Natacha, réécris, cela te permettra non seulement d’aller mieux mais ça t’aidera également à te comprendre ».

Chapitre 1 : Recontextualisation « pour me connaître »

Remettons les choses dans leur contexte rapidement. Certains d’entre vous me connaissent et d’autres non donc je me représente brièvement. Je m’appelle Natacha, j’ai 22 ans, je viens de Monaco et je fais du droit à Aix depuis 4 ans.
Je l’avais déjà montré de par mes réseaux sociaux que je ne m’y plaisais pas. Souffrant d’une maladie de peau depuis 9 ans (là ne sera pas la question, si vous vous y intéressez, divers articles à ce propos se trouvent sur mon blog), je n’ai pas su m’y adapter. Les personnes, l’ambiance, mon caractère sûrement, mon manque de confiance en moi… et bien d’autres choses encore.

Bref, vous l’aurez compris. 4 ans de galère, 4 ans de mal être, 4 ans de tristesse et de manque affectif permanents. Ma maladie de peau ne m’ayant pas aidée, je me suis complètement renfermée sur moi-même. Je vous avoue avoir été déçue de moi-même car de nature plutôt folle et spontanée, je m’étais complètement perdue. Ces dernières années et peut-être encore maintenant, je n’étais et je ne suis plus moi-même. Je me suis détestée par moment me répétant continuellement « Redeviens celle que tu étais avant s’il te plait, cette fille pleine de vie, de joie, qui aime les gens et qui aime sociabiliser à longueur de temps ». Simple à penser, simple à dire mais des années de travail sur soi pour l’exécution.

Dans l’ennui permanent, je me suis donc mise dans la création de mon blog et de mon Instagram « professionnel » pour m’occuper en septembre 2016 ; Je passe donc clairement la plupart de mon année étudiante à prendre des photos, à créer, à travailler dessus. Résultats : Je me sens mieux, j’ai trouvé quelque chose dont je suis passionnée.

En septembre 2017, j’ai donc entamé mon Master 1 de Droit. Toujours à Aix étant le choix le plus simple et étant le seul endroit proche de chez moi faisant un bon Master qui me convient (Droit patrimonial, immobilier et notarial).
Cette dernière a été pour moi la plus difficile. En décembre j’entame ma période de révisions et n’ayant rien fait auparavant, je me dois d’apprendre un semestre entier en deux semaines. Résultats : un sorte de burn-out. J’arrive aux examens épuisée, je pleure toutes les 3 secondes et demie. A bout.
Mes amis me répétaient sans cesse que si je m’étais mise à travailler avant, je n’aurais pas du à passer par cette phase. Je le conçois mais je suis ce genre de personne qui ne peut travailler que dans un univers où elle se sent bien.

En février 2018, je supplie ma mère pour « m’autoriser » une année sabbatique à partir de septembre. Arrivée à épuisement, je ne me ressens pas de reprendre une année de droit. Je vous avoue que ces discussions ont donné lieu à de nombreuses disputes. Ma mère a toujours voulu que mon bien et elle avait peur que par cette demande, je finisse par tout lâcher. Bien qu’il m’était difficile de l’accepter, j’ai fini par comprendre son ressenti. Sauf que, je ne manque pas d’ambitions donc je lui ai bien dit que cette année était pour moi une manière de me recentrer sur moi-même, savoir ce que je veux ou ce que je ne désire pas.

Au final, on a laissé cette conversation un peu à l’abandon pendant deux mois. Je m’étais dit que je passerai mes partiels en mai et que je verrai par la suite…

Mais là, retournement de situation. Je commence à travailler pour un évènement sur Monaco. Passionnée de tennis, je suis heureuse de pouvoir penser à autre chose que le travail et de voir tous les jours des joueurs professionnels (Passion Nadal pour ceux qui me connaissent. Parfait moment pour « oublier » le Droit, Aix… Sauf qu’un soir, en rentrant du travail, je sonne à plusieurs reprises chez moi… Personne vient m’ouvrir la porte. Très bizarre puisqu’il était déjà 21h. De là, j’appelle ma mère pour savoir où elle est, où se trouve mon père. De là, commence tout un calvaire… 18 avril 2018, le début du cauchemar… Ma mère me dit que mon père a du intégrer les urgences car il ressentait de fortes douleurs dans le dos. Pour que mon père appelle ma mère et demande d’aller aux urgences, je peux vous assurer que son mal devait être au delà du supportable…

Je vous passe les détails. Je vous dirai juste qu’à partir de là, j’ai du gérer révisions de partiels de mon Master, l’hospitalisation de 2 mois de mon père. Il faut savoir également que je suis plus que proche de mon père. Capricorne/Vierge, un duo choc qui ne fait que se disputer en raison de leurs caractères fort ressemblants mais qui s’aime à la folie.

Plus les jours passaient, plus les nouvelles étaient mauvaises. Je vous dirai juste que les opérations se sont mal passées et qu’on a du accepter la faute médicale qui fait que mon père subira un handicap jusqu’à la fin de sa vie. On ne pourra plus partir en voyage, on ne pourra plus être la famille soudée qu’on a toujours été.

En parallèle, j’ai un frère qui révise son concours d’internat en pharmacie. Lui aussi se doit de réviser, de s’occuper de son père et donc de tout gérer en même temps…

Vous l’aurez compris, le contexte n’est pas florissant.. pas glorieux.

Chapitre 2 : Qu’est-ce que l’empathie ?

Il faut savoir que toute ma vie, j’ai souffert à la place des autres. J’ai accepté d’endosser la carapace d’empathe. J’ai donc une « faculté intuitive de percevoir ce que les autres ressentent ». L’empathie est considérée comme un sens spirituel, un trait de personnalité qui permet de connaitre les sentiments et caractères des autres dès la première rencontre.

« Trouvez-vous que le monde et tout ce qui l’enture est pesant ? Êtes-vous souvent fatigué et avez-vous des maux physiques qui ne peuvent pas être expliqués d’un point de vue médical ? »

Dans mes recherches sur l’empathie, c’est ce que j’ai trouvé et c’est là où j’ai en quelque sorte compris. Pendant des années, il ne m’arrivait rien de grave dans ma vie personnelle mais mes amis et même certaines personnes que je connaissais très peu passaient par des situations extrêmement difficiles. J’avais beau ne pas connaître la personne, je me devais de l’aider, de la conseiller et de rechercher une solution. Je sentais au fond de moi la capacité de comprendre comment se sentait la personne.

Vous savez, souvent on dit que lorsque l’on n’est pas passé par une situation, on ne peut pas comprendre. Si par exemple, quelqu’un subit la perte d’un proche, tant que vous n’êtes pas passé par la situation, vous ne comprendrez pas sur le plan émotionnel ce que ça fait. Moi ça n’était pas le cas… Mon inconscient se mettait à la place de la personne et je pouvais pendant des mois voire même une année pleurer le décès d’une personne que je ne connaissais pas ou me mettre à la place d’une soeur, d’un parent.. Je savais d’ores et déjà que si la situation se présentait dans ma vie ce que j’aurais voulu qu’on me dise ou non.

C’est à partir de ces moments là que j’ai compris pourquoi j’avais cette maladie de peau. Bien que cette dernière ne soit pas que le résultat d’un ressenti émotionnel, mes émotions font partie des causes de ma maladie.
En bref (parce que je ne suis pas Docteur), on pense (oui parce que les Docteurs encore après 9 ans de recherche me disent que je suis un mystère de la vie…) que mes problèmes viennent de mon intestin et mon foie. On le voit souvent que lorsque j’ingère certains aliments, je fais des réactions qui ressemblent presque à de l’urticaire. Intolérances ? Problèmes d’intestin ? Foie qui ne synthétise pas correctement ? (cf. aux articles précédents)

Si la première cause serait donc une des précédentes citées, on a remarqué qu’en période de stress ou lorsque je passais par de lourdes phases au niveau émotionnel, tout s’accentuait.
C’est donc là où j’ai compris également que la phrase « Avez-vous des maux physiques qui ne peuvent pas être expliqués d’un point de vue médical ? » pouvait prendre un sens. Je me sentais en continu fatiguée, je n’allais plus en cours, je ne voulais plus avoir d’interactions sociales. Le fait de ressentir les émotions des autres m’a amenée à ne faire pas la différence avec les miennes. J’ai donc fait face à des périodes de stress intense et d’anxiété au-delà de la moyenne. J’ai fini par m’oublier pendant longtemps.

Dans ma tête, il n’était « pas grave » de m’oublier lorsque je n’avais de problèmes. Il n’était question que de prendre soin d’autrui et de m’oublier. Sauf qu’à partir d’avril, lorsque les soucis autres que ma maladie sont survenus, ils ont en quelque sorte été la goutte qui a fait déborder le vase. Je n’ai plus su gérer tout ça. J’ai enchainé crise d’eczéma, crise d’angoisse sur crise. J’ai littéralement perdu goût en tout. Je ne voulais voir plus personne sauf ma meilleure amie. Un endroit où il y avait trop de monde était devenu pour moi infréquentable ou alors je ne m’y sentais pas bien du tout. Je n’étais plus moi-même. J’avais perdu littéralement mon caractère d’habitude si jovial. Je ne me reconnaissais plus et j’étais triste de voir que la personne qui avait habituellement tant confiance en elle avait disparu.

En plus, je n’aime pas parler de mes sentiments. Je suis pudique. La seule à qui je parle réellement est ma mère. Je pars du principe que seules les personnes qui vivent exactement les mêmes choses que moi peuvent me comprendre. Du coup, j’étais épuisée et le fait de voir que personne ne me comprenait me rendait folle.
Dans ma vision des choses, je pensais que tout le monde était comme moi. Si une personne ne ressentait pas certaines de mes émotions c’est qu’elle ne me connaissait pas ou qu’elle était « bête », qu’elle faisait semblant. Je me sentais donc abandonnée par tout mon entourage et je me renfermais encore plus. Je ne parlais et je ne pleurais que devant ma mère.

Chapitre 3 : Comment s’en sortir en tant qu’empathe ?

C’est là où que tout devient plus difficile à vous expliquer car je suis en pleine impasse. Je suis déjà contente d’avoir reconnu le fond de pas mal de mes soucis. Je suis également en train petit à petit d’accepter ma situation, le fait que ma situation familiale en est là et que je ne peux rien faire.

Pendant des mois, il a été très difficile pour moi je pense de me dire que je ne pouvais plus rien faire pour mon père. Lorsqu’il était de mon ressort d’aider des personnes mentalement, je ne peux rien faire lorsqu’il s’agit du médical.

Si j’ai des conseils à vous donner et que j’essaie d’appliquer jour après jour c’est : devenez égoïste, prenez soin de vous. Il est nécessaire de s’occuper de soi avant de s’occuper des autres. Vous ne pourrez aider les autres que si vous vous sentez bien.
En plus, si vous êtes comme moi de nature empathique, vous allez vous fatiguer car toutes vos énergies s’épuisent.

Lisez, instruisez-vous sur le sujet sinon c’est votre santé mentale qui va en prendre un coup.

Je vous mets ici quelques passages que j’ai trouvés fort intéressants :

  1. “Il y a une chose qui les rend très malheureux ce sont les restrictions”.Les empathes sont des esprits qui doivent avoir leur liberté de mouvement et d’expression. Ils se sentent emprisonnés par le contrôle, par des règles trop strictes, ou auxquelles ils ne croient pas, et par la routine. Beaucoup de leurs expériences de vie ont été audacieuses ou aventureuses, ils ont un grand besoin de découvrir le véritable pouls de la vie, qu’il soit bon ou mauvais. Et d’avoir eu ces diverses expériences de vie dont ils ont connaissance sur de nombreux sujets. Ils apparaissent souvent comme des gens sages aux yeux des autres, cependant ils sont généralement silencieux sur ce qu’ils ont accompli à moins qu’on leur demande. Ils sont plus à l’aise pour remarquer les réalisations et les qualités des autres ».
  2. “Le côté obscur des empathes que vous voyez rarement”Les empathes sont généralement connus comme étant les guérisseurs du monde. Ceux dont les sens sont vraiment très développés – ceux qui arrivent non seulement à percevoir les différents types d’énergie, mais qui arrivent également à les ressentir, et à les éprouver.
    Les personnes qui ne sont pas empathes pourraient penser que cette capacité à pouvoir ressentir ce que l’autre ressent est un don, mais si vous pouvez convaincre un empathe de parler de son don, il vous dira probablement que ce n’est pas toujours simple. En fait, avoir ce don n’est pas du tout amusant.
    En raison de leur don, beaucoup de gens comptent sur les empathes pour avoir du soutien. Les empathes sont toujours dignes de confiance étant donné qu’ils procurent généralement aux autres un sentiment de sécurité. Et bien que l’empathe soit capable de gérer les émotions des autres, il éprouve notamment beaucoup de stress à cause de cela.

    Merci de m’avoir lue. Si jamais vous voulez en parler et que vous vous reconnaissez dans ce que vous dites, n’hésitez pas à venir me parler en commentaire, en message privé sur Instagram (@natachapeyret). Je prendrai plaisir à discuter sur ce sujet.

 

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